Pour que le Sahara ne soit pas la poubelle de demain...
Sol souillé par les bivouacs trop rapprochés, constellé de mégots de cigarettes, de tessons de bouteilles, de boîtes de conserve, et de papier toilette non brûlé, accroché aux rochers et aux touffes d'herbes. Est-ce cela le désert dont nous rêvons? C'est pourtant ce qu'il sera demain : une poubelle géante, si l'on se contente de constater.
La faute à qui? à la "chartérisation" du désert, aux néophites peu ou mal informés des règles de comportement minimales à tenir en milieu fragile, à un encadrement déficient? Oui sans doute, mais pas seulement. Nous sommes tous responsables. Responsables d'agir, chacun à notre petit niveau, pour que le Sahara reste pur et beau...
Agir c'est à dire...
- Brûler ses déchets, entièrement! Les lingettes de toilettes et les sachets de thé humides ne brûlent pas lorsqu'ils sont jetés dans un feu moribond avant le départ; une fois secs ils s'envoleront au premier coup de vent!
Les sahets de nourriture lyophilisée ou déshydratée laissent toujours une pellicule de métallique dans le foyer éteint
Bref, ce qui ne brûle pas entièrement doit être ramené dans un sac poubelle.
- Les boîtes de conserve n'ont pas leur place sous les cailloux! Utilisez plutôt ces derniers pour broyer les boîtes, elles occuperont moins de places dans le sac poubelle.
- Prévoyez un briquet ou des allumettes pour brûler votre papier toilette. Et sur la question (taboue?) des déchets humains voilà plusieurs techniques.L'espérance de vie de nos déchets!
- Boîte de conserve : 80 à 100 ans
- Bouteille en verre : plusieurs millions d'années
- Canette aluminium : 200 à 400 ans
- Mégot de cigarette : 3 à 5 ans
- boîte de pellicule photo : 20 à 30 ans
Un petit effort...
En septembre dernier, la quasi totalité des agences de voyages qui programment des destinations sahariennes se sont retrouvées à Paris pour discuter d'une possible action commune sur le problème de la "pollution" du Sahara. D'ici quelques semaines les voyagistes devraient distribuer un document à tous leurs clients en partance pour le désert afin de les sensibiliser au problème. Encore un document plein de "ne pas" penseront certains! Oui, mais n'est-ce pas le prix à payer pour un désert pur et beau comme on l'imagine? Voyageurs indépendants ou non, ne pouvons-nous pas tous faire un petit effort?